Femmes immigrées âgées : bien vieillir en France / Halimata So ; GRDR

Vidéo

Halimata So. Auteur | Rafael Ricardo | GRDR | Africultures

Le web-documentaire « Femmes immigrées âgées : bien vieillir en France » a été produit dans le cadre du programme « accès aux droits socio-sanitaires et lutte contre l’isolement des femmes immigrées », financé par le Fonds Européen Intégration, la Fondation Caritas, la ville d’Aubervilliers, la ville de Paris et la CNAV.
Africultures, un média associatif, a mené les entretiens, photographié les participantes puis monté les portraits proposés sur cette plateforme.

Nos regards sont aujourd’hui focalisés sur la situation de celles et ceux qui fuient leurs pays pour rejoindre l’Europe dans des conditions tragiques. Le terme « migrant » devient un concept abstrait lié à un ensemble d’images négatives. Il ne signifie en fait pas grand-chose et dissimule la diversité des mobilités humaines.

Le « migrant », c’est aussi celui qui a quitté son pays il y a des années et qui vieillit le cœur et l’esprit entre les territoires d’accueil et d’origine. Le Grdr et Africultures sont allés à la rencontre de trois femmes nées en Afrique, arrivées en France pour travailler et aujourd’hui à la retraite. A cet âge, la question du retour est considérée d’une manière bien singulière. D’un côté la beauté des souvenirs de jeunesse et la volonté de retrouver ses proches au pays, de l’autre l’envie de rester auprès de ses enfants et petits-enfants et la crainte de se sentir étrangère dans son pays d’origine. Les femmes immigrées âgées font face à des questionnements spécifiques, partagées entre la peur de l’isolement en France et le manque d’énergie pour se reconstruire au pays.

Leurs trajectoires de vie sont pourtant trop peu connues, d’où la volonté de leur redonner la parole à travers la réalisation d’un web-documentaire. Cette production présente leurs vies quotidiennes, leurs engagements entre ici et là-bas, leurs difficultés et leurs espoirs. Mêlant écriture, photographie, vidéo, son et dessin, les portraits de Bayou Kroufa, Diaratou Gundiamou et Nouriatou So retracent des parcours complexes qui doivent être appréhendés dans toutes leurs dimensions.

Liens vers le web-documentaire

Loading enrichments...

Reader reviews

  • Critique 5/5

    Ce web documentaire évoque un problème dont beaucoup de personnes migrants (spécialement des personnes âgées) autour du monde souffrent : la difficulté de s’intégrer dans une nouvelle culture, une nouvelle société et aussi de nouvelles formes de vie, complètement différentes de celles qu’ils vivaient avant. C’est une compilation des témoignages/entretiens de 3 femmes qui vivent en France, elles ont dû quitter leur pays d’origine, et dans un second temps le web documentaire présente un projet créé par des ONG pour faire de cette lutte une bataille moins lourde et compliquée. Comme une petite introduction informative, la population de migrants vivant en France, depuis le XX siècle, représente 8% de la population totale. Cette fluidité des mouvements migratoires a été passée avant la deuxième guerre mondiale. Pendant des années 1919 et 1930, des Etats ont signé des conventions d’immigration mais c’est plutôt un problème qui n’est pas solutionné. Au début des années 30, à cause de la crise économique, des mouvements migratoires se sont arrêtés et ont été condamnés par des Etats en créant des lois et décrets pour limiter leur accès au pays. Ces influx migratoires en France, n’étaient pas fixes, c’est-à-dire que ils ont augmenté et diminué pendant des années. Mais cela a changé depuis 2007, on peut voir une baisse de cet afflux. La majorité des migrants en France sont du continent Africain. Les trois témoignages de femmes africaines âgées qui vivent en France nous montrent que nous sommes tous capables d’adaptation sociale mais qu’on a aussi besoin de sécurité. En effet, des Etats, même s'ils sont la institution primaire de protection de droits, ils ne sont pas capables de faire une surveillance en concernant l’intégration des migrants. Parfois cette lutte est en solitaire, et il faut être plutôt persévérant pour ne pas échouer, pour poursuivre ses rêves que l'on cherche en dehors de notre pays d’origine. Parfois les rêves sont éclipsés par des besoins qu’on a à un moment déterminé, la ségrégation, peut finalement isoler. C’est pour ça que cette ONG, en créant des ateliers pour intégrer des femmes âgées et les instruire, les aide dans leur insertion sociale et économique, est un des meilleurs projets en liant avec les besoins des femmes qui arrivent sur un nouveau pays pour étudier, pour travailler et aider leur famille. C’est une tentative d’arrêter premièrement la discrimination auquel plusieurs migrants sont victimes et aussi de leur faire confiance en lui-même.

    by Milena Mora Le 06 March 2018 à 01:01