Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 8, la censure Alfred KotchitchCet ouvrage fait 198 000 caractères, 32 500 mots, soit 165 pages au format papier.En France, la première autorité à contrôler les films n'était pas chargée des mœurs. Elle était chargée du feu. Le cinéma est né interdit parce qu'il brûlait.Un film, pour être montré, doit avoir reçu l'autorisation d'une administration. Cette autorisation porte un nom, un numéro, une date, et parfois une liste de coupes exprimée en mètres.Ce livre suit l'autorisation. Le visa et ce qu'il contient. Le maire, qui pouvait interdire chez lui ce que l'État avait permis. La composition des commissions — qui siège, au nom de quoi. Le lecteur de scénarios, qui intervient avant que le film existe. Le renoncement, cette censure qui ne laisse aucune trace parce qu'elle s'exerce sur ce qu'on n'a pas tourné. Et le X, qui interdit moins qu'il ne taxe.On y trouvera un métrage retranché qui se compte au mètre près, une occupation où deux autorités se contredisent, et un âge qui décide qui peut entrer.Ce n'est pas un livre sur les interdits. C'est un livre sur ce que l'autorisation a fabriqué. Dans la même collection :• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 1, l'acteur• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 2, La pellicule• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 3, La lumière• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 4, Le son• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 5, Le montage• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 6, La salle• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 7, L'argent• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 8, La censure
Nombre de pages : 170
Date de publication :
Éditeur : Culture commune